
Contactez lÉquipe Cri-Kee
Bon, on ne va pas se mentir. Si vous avez atterri sur cette page, c’est très probablement parce que vous avez une question qui sort un peu de l’ordinaire. On ne navigue pas sur Cri-kee.com par hasard, entre une commande de chaussettes et une recette de quiche lorraine. Vous êtes ici parce que l’entomophagie vous intrigue, vous dégoûte peut-être (c’est normal, on y reviendra), ou parce que vous cherchez des données solides pour un papier universitaire qui doit être rendu hier.
Quoi qu’il en soit, bienvenue. Installez-vous.
Ce que vous devez comprendre avant de taper sur votre clavier, c’est qui se trouve de l’autre côté de l’écran. C’est important. Trop de sites aujourd’hui cachent leur service client derrière des chatbots aux sourires pixélisés ou des formulaires qui partent directement dans le néant numérique. Ici, c’est différent. Cri-kee n’est pas une multinationale de l’agroalimentaire avec un centre d’appels à l’autre bout du monde. C’est un hub de recherche.
Concrètement, ça veut dire que si vous nous écrivez, votre mail va probablement atterrir sur l’ordinateur portable de l’un de nos chercheurs, peut-être entre deux analyses comparatives sur le taux de conversion alimentaire des Tenebrio molitor, ou pendant qu’on essaie de déchiffrer la dernière mise à jour de la réglementation européenne sur les « Novel Foods ».
Pourquoi nous contacter (et pourquoi ne pas le faire)
On reçoit de tout. Vraiment de tout. De la demande hyper-pointue sur la biochimie des élytres jusqu’aux insultes parce qu’on « ose proposer de manger des bestioles ». C’est le jeu. Mais pour vous faire gagner du temps — et préserver le nôtre, qui est souvent englouti par la rédaction de rapports —, voici un petit topo sur ce qu’on peut faire pour vous.
Pour les chercheurs et les étudiants en galère
On voit passer vos mails à 2h du matin. On sent la panique dans la syntaxe. « Bonjour, je fais mon mémoire sur l’acceptation psychologique des insectes comestibles et je ne trouve aucune source fiable sur le néophobie alimentaire en France. »
Écoutez, on a compilé une section entière de ressources scientifiques justement pour ça. Allez y jeter un œil avant de nous écrire. Sérieusement. C’est une mine d’or. Si après avoir épluché nos dossiers, vous avez une question spécifique sur un protocole d’élevage ou une nuance dans les résultats d’une étude qu’on a relayée, là, c’est notre terrain de jeu. On adore discuter méthodologie. On peut passer des heures à débattre de l’influence de l’hygrométrie sur la croissance larvaire. Si c’est votre cas, foncez, on vous répondra avec plaisir (et probablement avec beaucoup trop de détails techniques).
Pour la presse et les médias
Si vous êtes journaliste, sachez qu’on a une relation un peu complexe avec les médias généralistes. On a trop souvent vu nos travaux résumés par des titres racoleurs du genre « Mangerez-vous des cafards en 2030 ? ».
Le but de Cri-kee, c’est de déconstruire les mythes, pas d’en créer. Si vous voulez un angle sérieux, si vous voulez comprendre pourquoi l’aspect législatif est un frein bien plus puissant que le dégoût du consommateur, ou pourquoi l’élevage d’insectes n’est pas la solution miracle unique mais une partie d’un système durable complexe, appelez-nous. On prendra le temps. On a des chiffres, des graphes sur l’efficacité protéique, et des anecdotes sur les barrières culturelles qui valent le détour.
Par contre, si vous voulez juste nous filmer en train de croquer un criquet pour faire le buzz au journal de 20h… bon, on peut le faire, mais on va insister pour placer quelques notions de durabilité entre deux « croc ».
Aux entrepreneurs et rêveurs de start-ups
C’est sans doute la catégorie de messages la plus fréquente ces deux dernières années. « J’ai un garage, j’ai lu deux articles, je veux lancer ma ferme de grillons demain, comment je fais ? »
C’est génial, cet enthousiasme. Vraiment. Mais attention : l’élevage d’insectes, c’est de l’élevage. Ce sont des animaux vivants, sensibles aux virus, aux acariens, aux variations de température d’un demi-degré. Ce n’est pas comme miner du Bitcoin. Nous ne sommes pas des consultants commerciaux. On peut vous orienter vers les cadres légaux existants (c’est aride, préparez-vous du café fort), mais on ne fera pas votre business plan à votre place.
Ce qu’on ne fait pas (C’est important)
Il faut qu’on soit clairs sur un point, parce que ça évite bien des déceptions : nous ne vendons rien. Cri-kee est un projet de recherche et d’éducation.
Ne nous envoyez pas de bons de commande pour 50 kilos de farine de grillon. On n’a pas de stock, pas d’entrepôt, et honnêtement, gérer la logistique d’expédition, c’est un métier à part entière qu’on laisse volontiers aux producteurs qu’on étudie. Si vous cherchez des fournisseurs, consultez notre section dédiée à la distribution, on y liste les acteurs majeurs du secteur qui, eux, seront ravis de prendre votre argent.
Le facteur « Beurk » et la psychologie
On reçoit parfois des messages un peu virulents. Des gens qui tombent sur le site et qui ont une réaction viscérale de rejet. « C’est contre-nature », « Vous êtes malades », et j’en passe.
Paradoxalement, ces messages nous intéressent. C’est le cœur même de notre volet sur la psychologie du consommateur. Le dégoût est un mécanisme de défense évolutionnaire fascinant. Si vous ressentez ça, dites-nous pourquoi. Est-ce la texture ? L’idée des pattes ? La ressemblance avec les nuisibles ? Ces retours, même négatifs, nourrissent notre réflexion sur les barrières à l’entrée de cette source d’alimentation. Donc, même si c’est pour nous dire que notre travail vous donne la nausée, c’est une donnée valable pour nous (essayez juste de rester polis, il y a des humains qui lisent).
Comment nous joindre pour de vrai
Le plus simple, le plus efficace, et le plus sûr pour avoir une réponse construite, c’est l’email. Les réseaux sociaux, c’est bien pour partager une photo sympa de notre dernière visite en élevage ou un lien rapide, mais pour les vraies discussions, rien ne vaut un bon vieux courriel.
Si vous avez repéré une coquille sur le site (ça arrive, on est chercheurs, pas webmasters pro) ou un lien mort vers une publication, signalez-le nous. On essaie de garder la base de données à jour, mais le web bouge vite et parfois les redirections sautent sans prévenir.
Délais de réponse : la variable humaine
Petit avertissement sur notre réactivité : elle est variable. Très variable.
Il y a des semaines où on est collés à nos écrans, en phase de rédaction ou de mise en ligne de contenu. Dans ces moments-là, vous aurez une réponse dans l’heure. Et puis, il y a les périodes de terrain, les conférences, ou simplement les moments où le projet de recherche exige qu’on soit loin du clavier.
Si vous n’avez pas de nouvelles sous 48h, ne le prenez pas personnellement. Relancez-nous gentiment une semaine plus tard. Il est possible que votre message ait été lu, qu’on se soit dit « Ah, c’est une super question, il faut que je vérifie ce chiffre dans l’étude de 2019 avant de répondre », et qu’ensuite, le tourbillon du quotidien nous ait emportés. Une petite relance ne fait jamais de mal.
Bref, que vous soyez un scientifique chevronné, un curieux un peu inquiet ou un journaliste en quête de vérité, la porte est ouverte. On est passionnés par ce sujet, et on adore échanger avec ceux qui font l’effort de dépasser leurs a priori.
À vous de jouer.
Les coordonnées
Pour tout ce qui concerne la recherche, les partenariats ou les questions existentielles sur le goût des fourmis :
Email : [email protected]
Pour les urgences techniques (le site est cassé, les images ne chargent pas) :
Email : [email protected]
Et si vous voulez juste suivre nos aventures sans forcément discuter, on poste de temps en temps sur nos réseaux (quand on y pense) :
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